Vivre avec un cancer du foie

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Vivre avec ou après un cancer du foie n'est pas facile. Les patients ont toujours la hantise de la récidive du cancer. Cette crainte est légitime dans la mesure où, à l'heure actuelle, il n'existe pas de moyen infaillible d'éliminer ce risque. Néanmoins, tout est fait pour le réduire le plus possible, notamment avec la mise en place d'un suivi régulier.

Vivre avec un cancer du foie : le suivi après

Une fois le traitement du cancer du foie terminé, un suivi thérapeutique est instauré. Il vise à :

  • détecter le plus rapidement possible toute récidive éventuelle ;
  • réduire les conséquences de la maladie telles que les douleurs, la fatigue, l'anxiété, les troubles alimentaires (la plupart des patients retrouvant un niveau d'énergie normal entre 6 mois et 1 an après le traitement) ;
  • repérer les effets secondaires liés au traitement (troubles du sommeil, dépression, décompensation hépatique suite à une chimioembolisation) et les traiter ;
  • prendre en charge les facteurs à l'origine du cancer du foie comme les éventuelles addictions et les infections virales (traitements antiviraux en cas d'hépatite et/ou interféron pour lutter contre une cirrhose) ;
  • aider à reprendre le travail ;
  • accompagner les patients face aux problèmes d'ordre matériel (arrêt de travail, affections de longue durée ou ALD, démarches administratives, hospitalisation…) ou psychologique afin de favoriser le retour à une vie normale.

Ces soins de support sont assurés par l'ensemble de l'équipe hospitalière :

  • spécialiste de la douleur (sachant que l’acupuncture permet de réduire l’intensité des douleurs associées au cancer, ainsi que le recours aux analgésiques) ;
  • assistant social ;
  • diététicien (les risques de diabète sont majeurs dans les deux ans qui suivent un cancer du foie et même plus tard encore) ;
  • psychologue, etc.

Ces professionnels sont essentiels pour assurer aux patients la meilleure qualité de vie possible.

Organisation du suivi

Un calendrier comportant toutes les informations nécessaires pour le suivi est mis en place :

  • Il indique :
    • les dates des consultations,
    • les examens qui seront réalisés,
    • les noms des médecins référents.
  • Les consultations ont lieu :
    • tous les 3 mois au cours des 2 premières années,
    • puis, tous les 6 mois tous les ans.
  • Généralement, la surveillance passe par :
    • des examens cliniques,
    • un dosage du taux d'alpha-fœtoprotéine (substance présente dans le sang en cas de cancer du foie),
    • des IRM ou scanners,
    • le cas échéant, une scintigraphie osseuse ou un scanner cérébral complémentaire.

Par ailleurs, les médecines complémentaires sont susceptibles d'aider les patients à mieux supporter les traitements et leurs effets secondaires. Il est néanmoins nécessaire de prendre conseil auprès des spécialistes des différentes approches (homéopathe, phytothérapeute, aromathérapeute, naturopathe, acupuncteur, etc.) et/ou de son médecin. De même, prendre contact avec d'autres patients sur les forums du cancer du foie permet d'échanger avec des personnes qui rencontrent les mêmes problèmes et les mêmes inquiétudes.

Vivre avec un cancer du foie : suivi après une greffe

La greffe de foie est une intervention particulière qui nécessite un suivi régulier. Les consultations ont lieu dans le centre qui a réalisé la transplantation à raison de :

  • 1 visite par mois pendant 6 mois (maximum) ;
  • puis, 1 visite tous les 3 mois pendant 1 an ;
  • puis, 2 visites par an pendant 2 ans (maximum) ;
  • et enfin 1 visite chaque année.

Ces consultations ont pour but :

  • de s'assurer que le foie greffé fonctionne correctement et est bien toléré par le patient (on se base sur des analyses sanguines et parfois des biopsies) ;
  • de voir si le traitement immunosuppresseur n'entraîne pas trop de complications (infections ou apparition d'une nouvelle tumeur) et de les gérer le plus rapidement possible le cas échéant ;
  • si besoin, d'ajuster la posologie des médicaments.

Les risques d'infections sont particulièrement augmentés avec le traitement immunosuppresseur. Le patient devra en tenir compte et, dans sa vie quotidienne, veiller à se laver régulièrement les mains, éviter d'être au contact de personnes malades, etc.

Prise en charge de l'alcoolisme

Il est très important de stopper sa consommation d'alcool en cas de cancer du foie. En effet, c'est à cette condition qu'il sera possible de réduire les risques de complications aussi bien pendant qu'après les traitements. Néanmoins, les personnes alcooliques qui souffrent d'une véritable addiction n'y parviendront pas seules. Elles doivent donc se faire aider. Parmi les solutions qui se présentent à elles, il existe :

  • le médecin traitant qui peut évaluer le degré de dépendance et orienter vers une structure spécialisée dans la prise en charge des personnes alcooliques ;
  • des structures spécialisées en addictologie (centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie ou CSAPA) qui comprennent des médecins, des psychologues et des travailleurs sociaux ;
  • des groupes de parole qui permettent d’échanger avec des personnes qui ont réussi à se désintoxiquer et qui peuvent soutenir les patients dans leur démarche ;
  • des aides téléphoniques comme Écoute Alcool au 0811 91 30 30 (prix d'un appel local de 8h à 2h et à la fréquence de 7 jours/7) ;
  • des sites Internet tels que Alcool Info Service à la rubrique « où trouver de l'aide ? » et Drogues Info Service.

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